Le journaliste Jacques Cotta et des "gilets jaunes" perturbent le Grand débat au hameau de Libre, à


Après une manifestation ce samedi 2 février à Breil-sur-Roya, une dizaine de "gilets jaunes", conduits par le journaliste Jacques Cotta, ont voulu changé l'ordre du jour de la réunion du Grand débat organisée par deux élus au hameau de Libre. Qui ont refusé.


La salle du club de l’Olivier de Libre accueillait, samedi après-midi, le premier volet du Grand débat organisé par les conseillers municipaux Sylvia Gosmann et Michel Braun.Une vingtaine de personnes sont présentes. La colère à peine contenue semble confinée comme dans une cocotte-minute.Aux côtés des organisateurs se trouve Nicolas Roland, président de la fédération des Alpes-Maritimes du MoDem. Le cadre est posé, le thème défini: "Mobilité et transition énergétique dans un espace transfrontalier entre Piémont et Rivieras".

JACQUES COTTA MÈNE LA FRONDE

Cependant, la dizaine de "gilets jaunes" présents ne l’entendent pas de cette oreille. Dès le matin, lors du piquet de blocage au carrefour du village, ils ont mis un point final au communiqué qu’ils préparaient depuis leur meeting de jeudi soir dernier."Et si nous voulons parler du pouvoir d’achat?" interroge un "gilet jaune". "Ce n’est pas le sujet du jour, ce sera pour une prochaine réunion", répond la conseillère municipale. La fronde s’organise. la conseillère municipale Jacques Cotta, journaliste et producteur de télévision, se lève et annonce avoir un préambule à toute discussion. Il distribue un dossier sur lequel sont répertoriés les cas de blessures provoquées par les GLIF4, les LBD et autres grenades de désencerclement.Dans un texte préparé et approuvé par l’ensemble des protagonistes en jaune, Jacques Cotta énumère les revendications du mouvement depuis le 17 novembre. Et annonce les cinq points qu’il demande d’approuver par un vote à l’unanimité: l’exigence de l’identité des donneurs d’ordre dont les décisions sont à l’origine des dégâts humains dans les manifestations; l’abandon de toute mesure visant à restreindre le droit de se rassembler et de manifester; l’abandon des poursuites, l’amnistie et la réhabilitation de tous les manifestants arrêtés; l’appel aux magistrats à faire preuve d’indépendance et d’impartialité; l’exigence d’explications nettes et précises sur la présence de gendarmes mobiles équipés de fusil d’assaut dans des manifestations.

LA DÉLÉGATION CLAQUE LA PORTE

Devant le refus signifié par les organisateurs de la réunion, la délégation claque la porte et décide d’organiser une prise de parole au-dehors.Dans la salle, Sylvia Gosmann réagit: "Les violences lors des manifestations ne sont pas l’objet de la réunion d’aujourd’hui. J’ai refusé de participer à un vote qui demande l’unanimité sans débat, c’est un véritable chantage."Après un moment de flottement et le départ des "gilets jaunes", la réunion a repris un cours normal avec une dizaine de personnes où notamment les questions de transports dans la vallée ont été abordées.

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